mardi 7 juin 2011

Nulle part à part, l'insaisissable présence de la vie

Dans sa nature essentielle
la vie est non-duelle,
la vie est une.
Aucune part nulle part, juste une.

Dans son apparence,
dans ses expressions, formes ou manifestations,
la vie est alors multiple, changeante, diverse et variée,
sujette aux cycles duels des apparitions et disparitions,
des inspirations et expirations, des naissances et des morts.

Malgré cette diversité et multiplicité des apparences,
la vie est une seule et unique essence,
un seul et unique être,
une seule et unique présence.

C'est la vie !

En dépit des apparences du contraire,
la séparation
- peu importe son prétendu degré ou niveau et peu importe les innombrables manières dont elle peut être apparemment vécue -
la séparation est une illusion d'optique. Un mirage conceptuel.
La séparation n'est pas réelle.

Voyons-le,
la séparation apparaît et semble exister uniquement dans et par le mental humain.

La séparation apparaît et semble exister uniquement parce que la pensée et les mots apparaissent,
distinguent, isolent, séparent.

Lié au fait que dès leur plus jeune âge les humains sont submergés de pensées et de mots,
qu'ils tendent à s'identifier rapidement à des systèmes de pensée et de croyance,
ladite croyance en la séparation se perpétue, se renforce, dure et perdure.

Et ça aussi - de toute évidence - c'est la vie.

Ce qui est réel demeure.
Ce qui apparaît et disparaît apparaît de cette réalité et disparaît dans cette réalité.
Les mots pour le dire semblent plus compliqués que cette simple indicible unique réalité.

Eh oui, c'est encore et toujours la vie !

mercredi 1 juin 2011

Le fait est là, têtu.

Tout est relatif, lié et relié ?
Absolument !

Tout est Un.

Au coeur, en-deça et au-delà des mots, des pensées et apparences de séparation,
tout se tient, tout est un.

" Dans un même arbre
nous voyons un tronc, des branches, des feuilles, des fleurs et des fruits,
différents les uns des autres, et qui pourtant ne font qu'un, composant tous ledit arbre.


Leur racine est la même,
leur sève est la même.


Ainsi,
toutes les choses, tous les corps, tous les organismes, proviennent d'une même source et sont activés par un seul et même principe vital :
tout est Un. "

Tout est Un.


:-) merci à  "Ellâm Onru"

dimanche 29 mai 2011

Vacance ...

Le silence est à l'oreille
ce qu'est
l'espace à l'oeil.

Inaudible,
inouï.

Invisible,
insaisissable.

Indéniable Présence,
Potentiel ineffable ...

lundi 2 mai 2011

Peut-être ... ce que tu veux vraiment ?

Le désir du plaisir et la peur de la douleur sont les deux pôles du mental inquiet,
mental enchaîné à la mémoire, au temps.

Au fond du fond, quand la pensée est tranquille, il n'y a pas de problème, il y a uniquement ce qui est.
Le passé est mort, le futur pas né,
le présent - la vie telle qu'elle est - intemporel-le.
Mystère complet !

Comprise - simple évidence - dans ce qui est,
la masse des innombrables histoires à dormir debout qui se racontent ;
ainsi qu'en écho, les nombreuses histoires d'éveil et de réalisation.

Voir la nature onirique et dualiste de la pensée - voir son mécanisme d'illusoire séparation à l'oeuvre - n'empêche nullement son utilisation, n'empêche aucunement l'engagement dans toutes sortes d'actions et de réflexions, de remises en question, de réponses et réactions.

Ouf ...

Ne plus croire toutes les pensées passant par la tête,
observer sans s'y attacher désirs et peurs,
et pourtant se sentir cause et partie prenante de tout Cela,

en cette non-crédulité (ou, en cette remise en question),
en ce regard et ce ressenti repose la paix.
Inconcevable. Indicible.

Paix vibrante.

jeudi 28 avril 2011

dimanche 24 avril 2011

Plus ou moins aimant


Connaître l'extase - divine, impensable - de la communion,
et la souffrance - incompréhensible - de la séparation,
n'est-ce pas le lot des amants ?
Des aimants humains ?
Des humains ?

Au paroxysme du plaisir comme au paroxysme de la douleur,
le corps se tend et se tord, à fond ;
la persona - le masque - se déforme ... crie et invoque Dieu, Souffle de vie ;

les extrêmes se rejoignent,
la boucle est bouclée,
le mystère entier ;

zenzero - ou qui que ce soit - perdu.


Rien de personnel,
juste la vie,
être ...



;-)  Clin d'oeil qui se veut complice à une bombe amie aux ressources de compassion, d'expression et de sensibilité foudroyantes 

vendredi 15 avril 2011

Domaine féminin privé (de raison !) ou cliché macho doux dingue, ou les deux ?

"Ne te bats jamais avec un cochon.
Vous vous roulez tous deux dans la boue et le cochon adore ça"

Bien que me trouvant peu concerné dans la pratique, ce fort ancien dicton taoïste me parlait bien.
Puis, c'est ma fille qui m'a mis la puce à l'oreille pour me forger ma propre version - fort utile - de cette sage recommandation.

Alors que je lui faisais part de ma perplexité face au caractère récurrent - soudain, quoique au cycle étonnamment régulier - de dérapages impressionnants d'une amoureuse, ma fille a, avec le plus grand naturel, mis ces pertes de contrôle sur le compte des règles (menstrues); une simple évidence selon elle.

Le compte - environ toutes les trois/quatre semaines - était effectivement bon ;
le conte - le scénario tel que je l'imagine dissimulé dans la tête de ma partenaire - le suivant :
"Quoi que tu fasses et ne fasses pas, peu importe ce que tu dis et/ou ne dis pas, je vais te faire une scène d'enfer ... "

Me la jouant sportif et philosophe tout-terrain, j'ai ainsi eu l'opportunité de m'entraîner intensivement dans l'art dansant d'un aïkido relationnel ; ai ainsi eu la possibilité de jouer du mieux que je peux ma   folle/sage  part taoïste dans la dinguerie  ambiante.
Me rappelant encore et encore :

"N'argumente jamais avec une femme avant et pendant ses règles.
La raison n'ayant aucune place, sans aucune exception tu auras tort." 

dimanche 10 avril 2011

Comme un film

Tout est la vie.
Tout - sans la moindre exception - est la vie,
forme et manifestation de vie, en vie, dans la vie.

Du point de vue - aveuglement ? compréhension ?  - de zenzero,
ce 'tout' se déroule comme un film.
Comme un film qui serait écrit par la vie,
produit par la vie,
réalisé par la vie,
joué par la vie,
monté par la vie,
distribué par la vie,
vu par la vie.
Commenté, apprécié, critiqué, loué, démoli, ignoré, adoré par la vie elle-même.

Tout - sans aucune exception - est la vie,
la naissance et la mort par exemple,
les accords et désaccords comme autre exemple,
les guerres et la paix,
tout et son complémentaire, rien du tout.

La pensée peine à concevoir et à saisir tout cela, cette unité. Comment le pourrait-elle ?
Comment la pensée pourrait-elle concevoir et saisir le tout,
concevoir et saisir la vie dont elle est une partie, une infime part ?

Peine perdue ?  Non !
Rien ne se perd, rien ne se crée non plus, tout se transforme, c'est la vie une.
Démesurée, sans second, juste la vie ...

Pssssss :
un mot n'étant qu'un mot, qu'un symbole, un panneau indicateur,
si l'indication 'être' te convient mieux que 'vie', il n'y a pas de contre-indication,
ça joue aussi,

ça se joue en cet instant-même ...

lundi 4 avril 2011

La paix qui dépasse l'entendement ...

La réalisation qu'en réalité il n'y a aucun problème.
Il y a uniquement ce qui est.

samedi 26 mars 2011

En tout et toute chose

Reconnais ce qui est,
reconnais l'être.

En tout et toute chose
reconnais ce qui est présent,
reconnais la présence,
reconnais le présent.

En tout et toute chose
reconnais ce qui vit,
reconnais la vie,
reconnais le vivant.

En tout et toute chose
vis et laisse vivre ...

un instant à la fois
- cet instant-même -
toujours maintenant ...

En tout et toute chose
vois qu'au-delà des apparences tout se tient.
Vois qu'en-deçà et au coeur des apparences aussi,
tout se tient.

En tout et toute chose
reconnais-toi.
Toi
en-deçà, au coeur et au-delà de la pensée, des noms et des formes.

Toi
impensable Mystère ...

mardi 15 mars 2011

Tu le sais bien

Tu le sais bien,
le soleil luit 24h/24, 7j/7.

Tu le sais bien et cela ne t'empêche nullement de continuer à prétendre et dire que le soleil se lève le matin et que le soleil se couche le soir, que le soleil apparaît et disparaît, que le soleil est là, n'est plus là, etc..

Le soleil brille 24/7
et de leur point de vue - aveuglement - au raz des pâquerettes, les humains le voient apparaître et disparaître.
D'un point de vue plus éclairé, solaire par exemple, l'inverse semble plus vrai :
le soleil voit naître et mourir les humains, l'Humanité, ainsi que leurs histoires de séparation à dormir debout, l'Histoire.

Le soleil luit,
et comme les nuages,
les pensées, les croyances, les "civilisations" humaines passent, disparaissent ...

Le soleil passera aussi,
le soleil disparaîtra ...

et du point de vue de zenzero
c'est bien ainsi.

Tel quel, tel que c'est, tout est bien ainsi.

Simplement parce que c'est ainsi ...

jeudi 10 mars 2011

Amours plurielles - rencontres avec Françoise Simpère en Suisse romande

Message de Christine Ley   www.declicsetcie.ch  :

Respecter son partenaire dans tous ses désirs, y compris d'autres rencontres amoureuses... Ecrivaine, journaliste, et mère de deux filles, Françoise Simpère expérimente les amours plurielles avec son mari depuis plus de trente ans. Elle en tire une réflexion passionnante sur l'amour, le couple et la société.  

AIMER PLUSIEURS HOMMES...

FRANCOISE SIMPERE

Rien à voir avec l'échangisme ou le libertinage, Françoise Simpère est simplement une grande amoureuse, qui sait – tout comme son mari – vivre ouvertement des relations simultanées, plutôt que l'une après l'autre, comme la plupart d'entre nous.... Un quotidien pas franchement simple à gérer dans une société majoritairement monogame, mais toujours enrichissant. Françoise Simpère témoignera de ce que ces amours intensément vécues (chagrins compris) lui ont enseigné sur la relation à soi et à l'autre, sur les conditionnements amoureux et aussi sur la jalousie, la confiance, le besoin d'espace à soi et le plaisir de découvrir les hommes en exploratrice passionnée...
«Les amours plurielles ouvrent les possibles. Elles permettent d'avoir simultanément une vie de famille et une vie de célibataire, de devenir acteur réfléchi de ses choix affectifs."
D'origine franco-indo-vietnamienne, Françoise Simpère vit à Paris. Elle est l'auteure de Aimer plusieurs hommes (réédité), du Guide des amours plurielles, (récemment traduit aux Etats-Unis) ainsi que d’une douzaine d’ouvrages, dont cinq érotiques. Elle vient de créer la maison d'édition positive "Autres Mondes" et tient un blog délicieusement décapant sur les petits et grands travers de notre société.


Cafés Déclic
Dimanche 20 mars à 18h à MORGES  au Centre Culturel (Grenier Bernois, rue du Casino 1)
Lundi 21 mars à 19h30 à Genève à l'Hôtel Calvy, ruelle du Midi 5, Terrassière)


Aveuglante évidence

Ne dit-on pas - parfois avec tellement de bon sens et parfois tellement de malaise : "c'est la vie !"

La Vie est tout ce qui est.
Tout - sans la moindre exception - est la Vie-Une.  L'Un (ou Conscience, ou Tao, Dieu, Être, peu-importe-le-Nom-qui-ne-sera-jamais-ce-vers-quoi-il-ne-peut-que-pointer :-)

S'exprimant ou se manifestant en tout ce qui apparaît, en toutes les apparences sous toutes les formes, dispositions et couleurs - y compris ce corps-esprit appelé ici zenzero (qui s'amuse à écrire ce texte) et toi (qui lis attentivement ces lignes ou les survoles) - la Vie vit.
La Vie se vit. Être est. Partout ici, éternellement maintenant, c'est la vie.

Les apparences sont comme des mirages, comme des arcs-en-ciel, comme des reflets dans un miroir, comme des ombres : elles sont et elles ne sont pas. Les humains les voient et pourraient en parler jusqu'à en perdre la voix, s'en faire des films et tout un cirque. Tu peux leur courir après mais toujours ces apparitions t'échappent, reculent et/ou disparaissent. Simplement insaisissables.

Tout ce qui apparaît disparaît ou disparaîtra un jour - notre star N° 1, le soleil, y compris (sauf que lui disparaîtra une nuit :-)  Affaire de temps. Néanmoins et me semble-t'il de façon incontestable dès lors qu'on y réfléchit à neuf, affaire de dualité, de polarité, de paire d'opposés complémentaires, inséparables, interdépendants. Tout se tient, va par paire, le soi-disant bien avec le prétendu mal, le haut et le bas, le début et la fin par exemple - l'un n'allant pas sans l'autre.

Encore une fois donc, ce qui naît doit mourir, "and the show must go on", le spectacle continue comme il se doit, la vie continue.
Imperturbable.

C'est comme un jeu de lumière et, au fond du fond nous sommes Lumière. En surface et non séparés du tout les corps et esprits sont comme des lampes - de diverses formes et couleurs, de toutes les époques.

Je suis, nous sommes, tout est, la Conscience-Lumière. À l'évidence toi qui lis ces phrases aussi, déguisé en Pierrette, Jacques ou Jeanne (ou en appellation plus mode~erne, en Sandra, Kevin, ou Laetitia).


Si difficulté il y a, c'est que Cela est tellement évident - plus proche que notre souffle - tellement déjà et toujours présent, que la plupart d'entre nous la plupart du temps ignore ou néglige cette évidence pour courir après les illusions. Ou s'en plaindre.

Et ça aussi, mon cher Miroir, c'est la vie !

lundi 7 mars 2011

Écrire et parler en vain de l'indicible ne trouble aucunement la profonde harmonie de l'espace silence ...

À nouveau, quelques mots traitant de Ce qui n'est pas limité par des mots, pas réduit à des concepts, théories ou philosophies.
À nouveau ces lignes pointent en direction de l'indicible impensable Vie qui anime, constitue, englobe et transcende ce que nous appelons notre corps-esprit-identité, notre univers, le cosmos.

Tes noms et prénoms, ton acte de naissance et d'origine, ta carte d' "identité officielle", ton passeport, tes papiers d'état civil et tes diplômes si tu en as ne décrivent en rien ton identité réelle ni ton état.
S'ils s'avèrent utiles et nécessaires dans nos systèmes actuels - pour nous distinguer les uns des autres en tant qu'êtres humains plus ou moins civilisés (domestiqués) et pour passer d'un aéroport à un autre - ces papiers traitent de, et se/te limitent à, la forme humaine que Tu as temporairement prise.

Pas davantage que le concept de l'eau  (ni une dénomination d'origine, Volvic ou Walser par ex.)  n'étanchera jamais ta soif  (le mot et la marque n'étant pas la chose liquide),
jamais le concept d'être humain  (appelé Telle ou Tel, Guillaume par ex. et exerçant telle ou telle autre activité) ne saisira et comprendra qui et ce que tu es véritablement.

C'est juste impossible  -  pas possible,  pas-po-ssi-ble  -  de te réduire à quelque forme et pseudo-identité que ce soit ; même la mort n'arrivera pas à achever ce que tu es vraiment.
Ce que tu es vraiment se rit de la naissance et de la mort et de l'entre-deux ; y voit un jeu. Jeu de cache-cache illimité, feuilleton unique, cosmique. Ou une danse prodigieuse aux rythmes multiples (certains dits endiablés), un sacré bal masqué.

À nouveau, aucune formulation et terminologie ne saurait saisir et figer ce qui est - par essence - en-deçà, au cœur, et au-delà de la pensée, de ces mots ...

dimanche 6 mars 2011

Moi en tête, parfait somnambule

La plupart du "temps", la quasi totalité des personnes - moi en tête - dort, rêve et cauchemarde.

On  ( très pratique le "on" car impersonnel c'est personne et tout le monde )  se raconte des histoires à dormir debout. Des plus mignonnes au plus invraisemblablement moches et violentes.

On rêve et on poursuit des rêves - demain ou plus tard, forcément plus tard, sera le grand jour. Grand jour qui, au fil du "temps", ne vient jamais ou, si on l'a vu ou vécu, grand jour qui ne dure pas.

On cauchemarde et alors on se bat. On se bat contre l'injustice, contre la maladie, la famine, la guerre, la bêtise, etc..
Ou on se bat pour davantage de justice, pour la santé pour tous, la fin de la faim dans le monde, la paix sur la terre comme au ciel - amen, le retour du bon sens, etc..

Se battre pour quelque chose ou se battre contre quelque autre chose, c'est encore et toujours se battre. Et se battre fait souffrir. Que l'on reçoive des coups ou qu'on en distribue, se battre est douloureux.

Bien sûr rêver et poursuivre le futur ne donne pas les mêmes caractéristiques au sommeil que cauchemarder et lutter. Rêver sonne mieux, semble porteur d'espoir, d'avenir. Ça reste toutefois du sommeil - plus ou moins agité, plus ou moins drôle ou spirituel - rêver demeure du sommeil !

Toutefois,

se raconter des histoires à dormir debout,
rêver à des jours meilleurs ou ailleurs,
se battre contre la réalité ou pour une autre réalité,

tout cela est parfait  !   Vraiment, il y a aucun mal à cela, c'est   p a r f a i t .
Oui, tout aussi parfait - et pas moins parfait - que de s'éveiller aux histoires à dormir debout, que de s'éveiller à ces rêves et cauchemars.

Voir le mécanisme de la pensée,
mettre en question la croyance en la séparation,
pressentir, sentir, percevoir et voir l'inconcevable harmonie silencieuse du cosmos,
c'est s'éveiller à la perfection de ce moment même.

Bla bla bla inclus ...

petit vent de fraîcheur  (zaz - je veux)  y compris:   http://www.youtube.com/watch?v=1EQh3UgtPdo&feature=related

samedi 5 mars 2011

Comme un mirage ...

Comme un mirage
notre soi-disant identité séparée est une illusion d'optique.

Vouloir argumenter et affirmer qu'un mirage existe - puisque nos yeux le voient -, ou alors et à l'inverse affirmer qu'il n'existe pas en soi, n'a au fond et vraiment pas la moindre importance dès lors que tu n'escomptes pas y trouver de l'eau, de l'ombre et des dattes.

Quoi qu'on en dise, un mirage est une illusion. Un reflet, une réflexion. Sans substance réelle.

Le point de vue selon lequel l'être humain est doté d'un libre-arbitre, d'une volonté individuelle et indépendante - puisque nous semblons faire des choix, prendre des décisions, poser, ou pas, des actions - est de même nature : un point de vue sans réelle substance. Que ce point de vue illusoire soit plus ou moins partagé par une majorité de mental-humains ne le rend pas pour autant différent de ce qu'il est ; partagé ou vilipendé, un point de vue est, et demeure, un point de vue : une façon de voir et de concevoir ; une construction de la pensée ; une série de concepts, de mots par définition limités et duels.

À l'évidence, ce qui est écrit et affiché ici-même, sur cet écran en ce moment-même, a ce caractère limité et forcément duel de tout concept, de tout point de vue, fut-il même appelé Vérité.

Et dès lors que personne n'escompte trouver et/ou détenir la seule et unique et exclusive - voire même inclusive - vérité,
exit toute pseudo-séparation induite par la pensée et la parole ...
Bye bye, à dieu, tous les faux, innombrables et variés très tendus problèmes ...


Comme l'arc en ciel, l'espace, un mirage, l'ombre, le silence, le vide
Je suis et je ne suis pas

Je suis ce "savoir" qui "sait" que je suis

Je suis

Je

.

.

lundi 28 février 2011

Parfaitement duel et duo parfait

" Comment ça va ? "
Cette "question" - qui régulièrement n'en est pas une - a eu durant des décennies le pouvoir de me plonger dans un douloureux désarroi.

Alors même que j'avais bien entendu et compris que pour certains cette phrase fonctionne comme une clé de contact ou un brise-glace, une façon légère et "normale" d'entrer en matière et en relation, cette formule - qui, le plus souvent, n'attend pas une réponse vivante, présente, vibrante, mais plutôt une "réponse" formelle - induisait en mon système relationnel un effet déboussolant ; me semblait bloquer ce qui est vivant en moi, en nous ; m'apparaissait me demander d'entrer dans le moule de convenances, d'une certaine politesse convenue que pour ma part je trouve juste peu honnête et prétentieuse dans le sens qu'elle cache la vérité du moment.
Ce rituel, tu l'as compris, m'amène plus à me fermer qu'à m'ouvrir à la beauté du présent, m'incite davantage à me retirer qu'à entrer en relation.

Bref, cette souvent pseudo-question (de même que les innombrables questions et commentaires sur le temps qu'il fait, a fait ou va faire) m'a longtemps plongé - et aïe bobo, je bois parfois encore la tasse - dans un état de malaise.

Puis, pendant des années j'ai répondu : "ça varie" ;
réponse qui avait le don de me convenir parce que la trouvant totalement vraie et intègre ;
et également parce que le plus souvent elle déclenchait un début de commencement d'ébauche d'esquisse d'étonnement, de sourire et qui sait, d'une certaine compréhension ...  "Ah oui, c'est vrai ça !?!"
J'assistais alors, en direct, à la naissance de la philosophie ...


Dès ce jour je m'en vais tenter une autre variation, jouer à dire et redire, répondre et répondre encore par un "parfaitement".

Parfaitement !

Et s'il me semble y avoir l'élan et l'écoute, la place et le temps pour développer un poil davantage, alors et peut-être - selon les ambiances, cas, circonstances, contextes, humeurs, personnes, situations, etc.  - je ferais suivre ce "Parfaitement" par
"(Parfaitement) ... bien"
ou alors ("Parfaitement) ... mal",
ou encore, et et ici classé par ordre alphabétique, par un :
"parfaitement abasourdi", ou "... abattu", ou "... attiré", "bienveillant", confiant", "découragé", "délirant", "dépité", "déprimé", "d'humeur câline", "effrayé", "émerveillé", "émoustillé", "en colère", "ennuyé", "ennuyeux", "enthousiasmé", "étonné", "fâché", "heureux", "joyeux","réfractaire", "résistant", "séduit", "sidéré", "tendre", "triste", etc. etc etc.

Le point étant que tout cela - chacun de ces sentiments et émotions - est parfait,
parfaitement acceptable, parfaitement incroyable, parfaitement insignifiant, parfaitement paradoxal, parfaitement plausible, parfaitement plus ou moins drôle, parfaitement signifiant, parfaitement vain, parfaitement valable. Parfaitement vivant.

Parfaitement !

Et toi, comment ça va, maintenant même ?
                                        

samedi 26 février 2011

Lîlâ, drôle d'histoire-s ou s'éveiller au rêve de la pensée

Il n'y a aucun besoin de sortir des histoires à dormir debout,
aucun besoin de sortir du rêve de la pensée.

Penser, croire, vouloir sortir des histoires et du rêve fait partie du rêve.

Tout ce qu'il y a à "faire" est voir le rêve comme étant un rêve,
entendre les histoires comme étant des histoires.

Lorsque cela - cet éveil au rêve - est réalisé, il n'y a plus rien à faire, ou plutôt plus personne pour faire.

Et les choses continuent à se faire ...
Et à se défaire ...
Comme il se doit le show continue,
le rêve se poursuit,
tant d'histoires se racontent,
et c'est vu comme étant cela -
show et rêve,
tragi-comédie,
histoires plus ou moins drôles basées sur la pensée et liées au passé, mort, et au futur, imaginaire ...

De quoi alimenter - au présent et dans le présent - des milliers de blogs

mardi 8 février 2011

Compréhension ou réalisation ultime, béton

La réalisation que tout est un,
que tout est conscience
ou dieu
ou tao
ou vie
ou ...    (au fond le nom importe aucunement)

soit
la libération de la croyance en une entité - moi - séparée dotée d'une volonté autonome, indépendante.


Des goûts, des préférences, des hésitations peuvent se manifester,
des choix se faire,
des décisions se prendre,
des paroles se dire,
des actions se produire,
des conséquences se payer,
cela n'implique aucunement l'existence d'un moi séparé, autonome, exerçant, ou n'exerçant pas, un libre-arbitre.

Tout est vie,
toute forme, expression, manifestation - sans la plus minuscule exception - est forme de vie, expression de vie, manifestation de vie.

Les mots pour le dire et les mots pour contredire inclus

samedi 5 février 2011

Paradoxalement vôtre

N'est-ce pas la vie (?) qui vit ce que - distraitement - nous appelons  'notre'  vie,  'ma'  vie ?

Le coeur bat et pompe  'ton'  sang jour et nuit. Jusqu'à ce qu'il ne le fasse plus.
Quelle serait   'ta'  part dans les deux cas ?

Les pensées défilent, vont et viennent, reviennent encore ;
si je les maîtrisais, si j'étais vraiment en mesure de les contrôler, choisirais-je les mêmes ?
Même caractéristiques, même qualité ?
Même rythme, même débit et timing ?

Parfois nous prononçons des paroles et posons des actes à l'encontre du simple bon sens commun,
le ferions-nous si nous étions mieux avisés, plus conscients, vraiment libres et responsables ?


Est-ce à dire que, par ce questionnement, zenzero se fait avocat de l'irresponsabilité ?

Oui.
Et non.
Les deux !

Oui - dans le sens que si je (ou tu) savais mieux faire, je l'aurais fait et le ferais.
Non - dans le sens que certains effets (ou conséquences) suivent certaines causes et que nous pouvons être amenés à répondre de certaines paroles, actions et manquements.

Quoi qu'il en soit, la vie continue ...